Clair
Acidulé, fruité, floral, léger en bouche. On goûte surtout l'origine. Grain mat et clair.
Idéal en filtre, exigeant en espresso.
La torréfaction transforme un grain vert sans goût en café. Le moment où on l'arrête décide de presque tout : l'acidité, la douceur, l'amertume. Voici comment ça marche et comment choisir.

Un grain vert est dur, sans goût de café. En une douzaine de minutes de chaleur, il change de couleur, de taille et de goût. Voici les étapes, dans l'ordre.
Le grain perd son eau, il passe du vert au jaune pâle. Une odeur de foin ou de pain.
Les sucres et les protéines réagissent : les arômes naissent, le grain brunit.
La vapeur et le gaz font éclater le grain, avec un petit bruit de pop-corn. Le café est buvable.
Plus on attend, plus le goût vient de la cuisson et moins de l'origine. Au second crack, le grain devient amer et fumé.
Le même grain donne trois cafés différents selon le moment où le torréfacteur l'arrête.
Acidulé, fruité, floral, léger en bouche. On goûte surtout l'origine. Grain mat et clair.
Idéal en filtre, exigeant en espresso.
Équilibré, sucré, caramel et chocolat au lait. Le plus facile à aimer et à régler.
Le meilleur point de départ pour l'espresso.
Amer, grillé, chocolat noir, fumé. On goûte surtout la cuisson. Grain sombre, souvent huileux.
Tient face au lait, s'éteint vite.
Ce qui change vraiment pendant la torréfaction.
Trois règles simples, sans matériel.
Filtre et méthodes douces : clair à moyen. Espresso : moyen. Avec beaucoup de lait : moyen à foncé.
Mat et clair, c'est une torréfaction claire. Brillant et très sombre, c'est foncé, ou déjà vieux.
Un café clair est plus dense : il demande en général une mouture plus fine. Un café foncé s'extrait plus vite.
Les réponses courtes aux questions qu'on pose le plus au comptoir.
Non. La caféine change très peu pendant la torréfaction. Un café foncé a un goût plus amer, pas plus de caféine.
Pas forcément. Les huiles remontent à la surface quand le café est très torréfié ou qu'il vieillit.
Le moment où la vapeur et le gaz font éclater le grain, vers 196 à 204 °C. C'est à partir de là que le café est buvable.
Moyenne pour commencer : elle est équilibrée et plus facile à régler qu'une torréfaction claire.